Auroch Digital vient d’annoncer une restructuration touchant environ un quart de ses effectifs, puis de faire disparaître l’annonce comme si de rien n’était. Deux semaines avant la sortie de Warhammer Survivors, le studio joue les fantômes – et ça pue la crise à plein nez.
Le studio britannique Auroch Digital, derrière Warhammer 40,000: Boltgun et sa suite sortie cette année, a confirmé hier une restructuration qui prévoit la suppression d’environ un quart de ses effectifs. D’abord postée sur LinkedIn et Twitter, l’annonce a été effacée dans la journée. Un silence radio qui sent mauvais dans une industrie où les communiqués s’enchaînent sans filtre.
Les sources divergent à peine : Gematsu parle d’« environ 25 % », tandis que PC Gamer, citant GamesIndustry, évoque un processus de consultation pour « autour d’un quart » des employés. Personne ne donne de chiffre précis, mais au moins deux salariés ont signalé avoir reçu une notification de licenciement, selon PC Gamer. Auroch assure que le développement post-lancement de Boltgun II et Warhammer Survivors (prévu pour le 10 novembre) continuera malgré tout. Une promesse qui sonne creux quand on sait que des équipes réduites riment souvent avec DLC annulés ou mises à jour bâclées.
Le timing est d’une cruauté sans nom. Le studio a été racheté il y a moins d’un an par Roundtable Interactive, avec le soutien d’EMK Capital. Une acquisition censée le mettre à l’abri, pas le préparer à une hémorragie. Pourquoi avoir supprimé les posts originaux ? Erreur de com’, pression des investisseurs, ou simple panique ? Au moment de leur publication, Auroch n’avait pas répondu aux demandes de Rock Paper Shotgun et PC Gamer.
Pour les fans de Warhammer, c’est la douche froide. Boltgun avait été salué comme le premier très bon jeu Warhammer 40,000 depuis Dawn of War. Survivors, présenté comme très prometteur, devait surfer sur ce succès. Maintenant, on se demande si le studio tiendra ses promesses avec des effectifs amputés. Ou si ces licenciements Auroch Digital ne sont que le début d’une descente aux enfers.
Dans le gaming en 2026, même les studios qui cartonnent ne sont plus à l’abri d’un coup de massue.














