EA vient de lâcher une bombe. 400 licenciements, la fermeture de BioWare, et un Sims inédit jeté aux oubliettes. Le tout servi avec un discours de PDG qui vante leur « numéro un » sur le jeu HD occidental. Sauf que derrière les graphismes ultra-léchés des jeux, la réalité est bien moins reluisante.
EA frappe fort, et BioWare en fait les frais. Dans un mémo interne signé David Tinson et Cam Weber, l’éditeur annonce environ 50 suppressions de postes chez le studio légendaire – déjà privé de son prochain Mass Effect. Mais la purge ne s’arrête pas là : 400 emplois rayés au total, étalés sur l’ensemble de l’entreprise. Un coup dur, surtout quand on le compare à la déclaration triomphale des deux dirigeants : « Aujourd’hui, nous sommes le numéro un des éditeurs en Occident sur le jeu HD. » Un numéro un qui taille dans ses équipes comme dans un Dragon Age en mode survie.
Côté créatif, la restructuration EA 2026 ressemble à un grand nettoyage de printemps. Project Lotus, un titre Sims jamais officialisé, est mis en pause pour laisser la place à Project Evergreen – un nom qui sent le reboot à plein nez, mais dont les détails restent flous. Les fans de la licence peuvent toujours se rabattre sur skate., le reboot en early access qui, selon EA, a connu beaucoup de succès. Pourtant, même ce succès n’empêche pas une restructuration du studio, qui doit devenir une équipe plus ciblée et plus petite. Le studio derrière le jeu va donc être réduit, histoire de coller à la nouvelle stratégie : moins de projets AAA en parallèle, plus de projets calibrés pour réussir. Traduction : moins de risques, plus de Battlefield et d’Apex Legends.
Les rumeurs d’un Star Wars: Battlefront nouvelle génération refont surface, avec un rapprochement entre Respawn et DICE pour un futur projet. En attendant, Marvel’s Iron Man et le troisième Star Wars Jedi restent sur les rails – pour l’instant. Mais avec cette cure d’austérité, difficile de ne pas se demander quels autres projets pourraient finir comme Project Lotus : aux oubliettes.
EA mise sur la rationalisation, mais à quel prix ? Entre les équipes décimées et les jeux annulés, le message est clair : l’éditeur privilégie ses valeurs sûres, quitte à sacrifier l’audace. Reste à voir si cette stratégie paiera sur le long terme, ou si les joueurs finiront par se lasser de ces recettes éculées. Une chose est sûre : les licenciements EA BioWare laissent un goût amer, bien loin des promesses de « numéro un » affichées.















