Dix ans après son lancement en fanfare ratée, No Man’s Sky tient enfin sa promesse : l’espace n’est plus un décor vide. Avec Cosmos, la mise à jour anniversaire des dix ans, Hello Games transforme le vide interstellaire en terrain de jeu mortel, bourré de surprises et de dangers. Préparez-vous à redécouvrir la galaxie comme au premier jour – ou à y laisser votre vaisseau.
Sean Murray, le boss de Hello Games, assume le virage sans détour : « No Man’s Sky est souvent appelé ‘un jeu spatial’, c’est une énorme partie de notre jeu, mais nous n’avons jamais vraiment mis à jour l’espace depuis le lancement. Avec Cosmos, on s’est demandé : pouvons-nous rendre l’espace vraiment vivant ? Et pouvons-nous le rendre plus comme une maison ? » Le résultat ? Une refonte si radicale qu’elle relance l’exploration avec des fonctionnalités réclamées depuis des lustres… et quelques folies inutiles, mais tellement fun.
La star absolue de Cosmos, c’est la carte stellaire. Dès que vous arrivez dans un système, elle s’affiche et révèle une flopée de points d’intérêt : épaves géantes (hulks), avant-postes commerciaux, ceintures d’astéroïdes, et même des bio-wrecks – des installations envahies par des créatures hostiles. IGN explique que ces épaves peuvent être démantelées avec le gravity gun, un outil qui arrache des morceaux de métal pour les projeter vers le rayon tracteur de votre vaisseau. Mais attention, prévient Eurogamer : « Si vous devenez trop gourmand, le hulk peut entrer en fusion et exploser. » Une mécanique qui crée un risque bien réel de tout perdre – cargaison ou vaisseau.
Autre révolution : la propriété spatiale. Les joueurs peuvent maintenant acheter une station dans n’importe quel système, la décorer (intérieur et extérieur), et y inviter des potes. Eurogamer parle de « hubs personnalisables », tandis que Rock Paper Shotgun imagine des possibilités comme des « restaurants orbitaux ». Pour les solitaires, les bases flottantes sont désormais constructibles n’importe où dans l’espace, y compris sur des astéroïdes assez gros pour être colonisés. Enfin une réponse à ceux qui rêvaient de s’affranchir des planètes depuis 2016.
Côté social, les alliances entre joueurs débarquent. Eurogamer précise qu’elles permettent de « mutualiser les ressources et les efforts », avec un nom et un blason personnalisables. Une fonction qui pourrait relancer les interactions multijoueurs, souvent limitées par la solitude cosmique du jeu. Mais le vrai clou du spectacle, c’est la possibilité de rejoindre le soleil de chaque système. « Un voyage périlleux », avertit Rock Paper Shotgun, qui note que « ces sphères de plasma sont magnifiques, mais mortelles ». Une folie gratuite, mais qui colle parfaitement à l’esprit bac à sable de No Man’s Sky – même si, comme le rappelle IGN, « la plupart des joueurs y laisseront leur peau ».
Pour fêter ses dix ans, Hello Games a aussi lancé l’expédition Our Journey Continues!, une rétrospective interactive des 40 mises à jour majeures du jeu. Chaque étape débloque des fonctionnalités historiques, avec des commentaires des devs. « C’est comme un musée des mises à jour », explique Murray. Une façon de rappeler que No Man’s Sky est passé du désastre médiatique à l’exemple rare d’un jeu sauvé par son équipe – et ses joueurs.
Et maintenant ? Que reste-t-il à ajouter après Cosmos ? Les fans spéculent déjà sur des trous noirs traversables ou des trous de ver fonctionnels. En attendant, cette mise à jour prouve que Hello Games n’a pas fini de surprendre. Pour tout savoir sur No Man’s Sky et ses évolutions, notre fiche complète est ici.
