Star Wars Zero Company explose les charts, mais Bit Reactor a frôlé l’implosion. Le studio a rappelé plus de la moitié de ses équipes après un furlough massif qui avait laissé 80 % des salariés sur le carreau. Une bouffée d’oxygène dans une industrie où les « pauses » post-lancement sentent trop souvent le licenciement déguisé.
Bit Reactor a commencé à réintégrer une partie de ses effectifs après la sortie du jeu. Greg Foertsch, le CEO, l’a confirmé dans un communiqué le 7 octobre. Selon les sources, le studio aurait désormais « plus de la moitié » de ses équipes initiales de retour – un chiffre qui varie selon les médias. Rock Paper Shotgun et PCGamer citent Game File pour cette estimation, tandis que Push Square reste vague, évoquant simplement « plus de membres de l’équipe » réembauchés. Une certitude : tout le monde n’est pas encore rentré. Rock Paper Shotgun précise que certains salariés restent sans salaire.
La décision de mettre 80 % des équipes en chômage technique avait été prise en interne, sans intervention d’EA. Foertsch a justifié ce choix par des « développements business inattendus hors de notre contrôle ». Une formule qui résume à elle seule la précarité du secteur. Game File avait révélé qu’un petit groupe de devs était resté pour corriger les bugs post-lancement, tandis que le reste de l’équipe patientait, paye suspendue. Un scénario classique : le jeu cartonne (classement des meilleures ventes Steam, critiques élogieuses), mais les équipes trinquent.
Derrière les communiqués lissés, les tensions internes explosent. Game File a révélé un conflit juridique entre Foertsch et Alison Kelly, ex-COO de Bit Reactor, relayé par Polygon. Kelly réclame 20 millions de dollars pour avoir été évincée du capital, affirmant être co-propriétaire du studio. Foertsch conteste cette version et se dit seul propriétaire. Une bataille de coulisses qui rappelle que les crises ne se limitent pas aux chiffres de vente.
Côté jeu, Star Wars Zero Company a reçu un patch 1.1 début septembre, corrigeant des bugs et problèmes d’équilibrage. Aucune annonce officielle de DLC, mais Foertsch évoque un « soutien continu », laissant espérer des extensions. En attendant, la communauté prend les devants : un modder a déjà créé Aftermath, une extension non officielle ajoutant plus de 1 000 cycles de gameplay, des boss inédits et de nouvelles factions. Preuve que le jeu a su fédérer, malgré les turbulences.















