Epic Games Store balance son nouveau launcher comme un uppercut à Steam. Plus rapide, plus malin, et surtout : avec un humour qui pique. La preview débarque aujourd’hui, et le message est clair – chez Epic, on code avec le sourire, même quand on parle millisecondes.
Le client flambant neuf est enfin disponible sur Windows, macOS et Linux. Et pour la première fois, Epic ose afficher des chiffres qui font mal : un démarrage à froid presque deux fois plus rapide que Steam, avec 5,47 secondes contre 10,07 pour Valve. 46 % de gain, selon Epic, vérifiés par un prestataire externe ; la presse spécialisée n’a pas encore pu tester le client elle-même, et les conditions de mesure ne sont pas précisées. La restauration depuis la zone de notification ? À peine 0,06 seconde d’avance. Un détail qui sent le troll assumé, surtout quand Epic résume ça par un tweet : « On a vibe codé le launcher pour qu’il soit plus rapide que l’autre ». Le speedboat, lui, reprend la métaphore de l’annonce officielle, où le launcher est présenté comme un speedboat plutôt qu’un « yacht » en référence à Steam.
Derrière la vanne, une refonte technique radicale. Le launcher repose sur une architecture entièrement nouvelle, écrite de zéro avec l’aide d’outils d’IA générative. Martin Keely, nouveau GM de l’Epic Games Store depuis août, confirme : « L’IA a servi à écrire et réviser de nouvelles fonctionnalités, dans une stack technique différente. » Une approche « AI first » que Tim Sweeney défend bec et ongles, malgré les critiques. Après l’avoir imposée sur un shooter Disney (Star Wars et Marvel), il assume : « L’objectif n’est pas de faire la même chose avec moins de monde, mais de permettre à chacun de créer plus et mieux. » Un discours qui sonne creux quand on se souvient des 1 000 licenciements annoncés plus tôt dans l’année, justifiés par un « ralentissement de l’engagement sur Fortnite ».
Côté fonctionnalités, la preview reste sobre. Le changement le plus visible ? La bibliothèque, qui intègre désormais des raccourcis vers les jeux installés via Steam ou d’autres clients. Personnalisation et légèreté système sont au rendez-vous, mais pas de révolution en vue. Le panier d’achat est présenté comme une « technologie avancée de commerce digital » – une formule qui sent le troll à plein nez. Reste à voir si les joueurs adopteront ce launcher plus rapide… ou s’ils continueront à le voir comme un speedboat sans moteur, malgré les promesses.































