Nintendo vient de perdre Macronix, l’un de ses fournisseurs clés de puces ROM pour les cartouches Switch. Et avec la Switch 2 en ligne de mire, cette défection pourrait accélérer la transition vers le numérique.
Macronix a annoncé lors de sa dernière publication financière l’arrêt total de sa production de puces ROM d’ici la fin du troisième trimestre 2026, selon l’analyste David Gibson. Ces composants ne représentent plus que 5 % de son chiffre d’affaires, contre 26 % il y a un an, soit une baisse de 39 % en glissement annuel. Macronix va recentrer ses capacités sur les mémoires NOR et eMMC, présentées comme plus lucratives dans un contexte de crise de la mémoire liée à l’IA.
Nintendo n’est pas totalement isolé : Rohm Co. (Oki Semiconductor) reste un fournisseur actif pour les cartouches Switch. Mais la perte de Macronix risque de tendre davantage une chaîne d’approvisionnement déjà sous pression. Les conséquences possibles : des coûts de production en hausse, que les éditeurs pourraient répercuter sur les prix des jeux physiques, ou un recours accru aux Game-Key Cards, ces cartes sans cartouche physique qui évitent ce surcoût.
Les ventes dématérialisées ont dépassé 60 % des ventes totales de Nintendo sur les périodes T4 2026 et T1 2027, un niveau qui fluctue selon les grandes sorties. Sony, de son côté, abandonnera la fabrication de disques en 2028. Nintendo a récemment affirmé ne pas vouloir abandonner le format physique, mais face à des coûts en hausse et à une demande qui se tourne vers le numérique, la question se pose : jusqu’à quand tiendra cette ligne ?
Les résultats financiers de Nintendo, attendus demain, devraient apporter des réponses. En attendant, les joueurs pourraient voir le prix des cartouches augmenter.





