Six ans après son lancement, la PS5 reste la console de salon la plus dominante du marché, mais dans l’ombre, Sony prépare déjà la suite. La PS6 n’est plus un simple murmure : son coût pourrait fortement augmenter, la crise des semi-conducteurs complique son approvisionnement et son calendrier reste flou. On plonge dans le dossier, sans détours.
La PlayStation 6 se prépare dans un contexte difficile, et nous vous avions déjà expliqué comment la mémoire fait exploser sa facture. Selon Kepler_L2, le coût des mémoires (RAM et NAND) pour la PS6 dépasse 680 dollars par console, un effet de la pénurie de mémoire liée au boom des data centers dédiés à l’IA. Cela laisserait présager un prix public d’environ 1 000 dollars.
Face à Microsoft et son Project Helix, la PS6 pourrait toutefois paraître moins chère. Selon des informations rapportées, Microsoft projetterait un prix pour sa future console entre 1 200 et 1 800 dollars. Kepler_L2 affirme que le coût total des composants de la PS6 (le Bill of Materials, ou BOM) serait d’environ 200 dollars inférieur à celui de sa rivale. Cela soutient l’idée d’un prix supérieur à 1 000 dollars pour la console de Sony, peut-être dans le bas de la fourchette.
Mais attention : ces chiffres restent des estimations. Kepler_L2 n’a pas accès aux informations internes de Sony, et les prix des puces peuvent varier rapidement sur un marché instable, tiré par la demande des data centers pour l’IA.
Côté calendrier, c’est le flou. Jusqu’à récemment, une sortie en novembre 2027, dans la lignée des générations PS3, PS4 et PS5, semblait envisagée. Mais la pénurie de RAM a bousculé ces plans. Sony a indiqué ne pas avoir fixé de date de sortie et pointe les problèmes d’approvisionnement en mémoire. Selon les rumeurs les plus récentes, Sony viserait désormais 2028, voire plus tard. Cette attente profite à la PS5.
La vraie question n’est plus si la PS6 verra le jour, mais quand et à quel prix. Sony dispose de moyens solides, mais justifier un tarif à quatre chiffres sans perdre une partie de sa communauté sera un défi. Une stratégie mêlant abonnements, cloud gaming et exclusivités next-gen est une piste envisageable, mais il s’agit ici d’une hypothèse. Une chose est sûre : la guerre des consoles entre dans une ère où la technologie a un coût, et où les joueurs devront arbitrer entre leur budget et leur envie de nouveautés.





