Helen Chiang quitte Xbox après trois mois à peine comme COO, et son départ intrigue. Entre démentis fermes et silences, l’ancienne responsable de la marque verte laisse derrière elle plus de questions que de réponses, et un message LinkedIn qui conteste frontalement la version de son départ.
Chiang, promue en juillet au poste nouvellement créé de COO – une première pour Xbox, avec la responsabilité des profits et pertes sur le contenu, le hardware, la plateforme et les services -, a quitté l’entreprise en octobre sans explication officielle, comme nous le rapportions au moment de l’annonce de son départ. Eurogamer évoquait un renvoi pour « violation de politique », accusation que l’intéressée rejette dans un post LinkedIn. « Ce n’est pas exact », écrit-elle, avant d’énumérer ce qu’elle n’a pas fait : fuite d’informations confidentielles vers la presse, départ vers un concurrent, discrimination, harcèlement, délit d’initié, ou frustration liée à une promotion manquée.
Pourtant, Chiang ne donne aucune raison précise à son départ. Elle écrit notamment : « J’ai de sérieuses inquiétudes sur la manière dont ces standards [d’équité et de responsabilité] ont été appliqués dans mon cas. » Ce passage contraste avec le communiqué sobre d’Asha Sharma, qui la remercie pour « ses années de service » et lui souhaite bonne chance, sans plus de détails. PCGamer souligne que ce départ paraît d’autant plus étrange que Chiang comptait plus de 20 ans d’ancienneté chez Microsoft, dont plus de six ans à la tête de la franchise Minecraft.
Les versions divergent sur un point clé. Gamespot évoque des « rapports multiples » faisant état d’un licenciement pour violation de politique, tandis que GamesRadar désigne directement Eurogamer comme source de cette accusation. Aucune des deux sources ne précise la nature de l’infraction présumée. Microsoft, contacté par PCGamer, n’avait pas répondu au moment de la publication. Le flou persiste, et Chiang ne semble pas vouloir le lever. « Mon histoire est celle de la fidélité à ses valeurs, surtout quand c’est difficile », écrit-elle, avant de conclure : « Ce n’est pas la fin que j’imaginais. Et ce n’est pas toute l’histoire. »
Une chose est sûre : ce départ prive Asha Sharma d’une cadre expérimentée et ouvre une nouvelle séquence de questions. Chiang a choisi de ne pas en dire davantage, et l’affaire reste ouverte.

























