Microsoft vient de se tirer une balle dans le pied. Fermer Arkane Lyon ? Une aberration financière, selon le STJV. Le studio lyonnais, à l’origine de Dishonored et Deathloop, serait plus rentable vivant que mort, affirme le syndicat, même avec Marvel’s Blade dans la balance. Et pourtant, la menace se précise : sans repreneur d’ici décembre, le studio ferme.
Microsoft a sorti la hache. Arkane Lyon, l’un des fleurons du jeu vidéo français, doit trouver un repreneur d’ici décembre sous peine de fermeture. Ubisoft serait sur les rangs, mais rien n’est signé. Le problème ? Fermer le studio coûterait probablement bien plus cher que de terminer Marvel’s Blade, selon le Syndicat des Travailleureuses du Jeu Vidéo (STJV). Un projet qui, d’après eux, « se porte bien » malgré les turbulences.
Le STJV estime que la fermeture serait coûteuse pour Microsoft. Le syndicat accuse le groupe d’utiliser « les retards et les coûts supplémentaires comme prétexte, alors qu’ils en sont eux-mêmes responsables ». Selon le syndicat, Microsoft a gelé les embauches pendant plus d’un an, ce qui aurait gonflé le budget et entraîné des retards internes. Il qualifie cette démarche de logique « inhumaine », fondée sur des objectifs financiers à court terme.
Marvel’s Blade avance, pourtant. Selon le STJV, le jeu, adaptation du chasseur de vampires, pourrait être à la hauteur des précédents titres d’Arkane. Le syndicat accuse Microsoft de saboter le jeu qu’il finance. « Arkane est rentable. Juste pas assez pour eux », résume le communiqué. Le syndicat exige désormais un droit de regard sur le choix du repreneur et des garanties contre les licenciements dans les années à venir. Si les négociations échouent, les employés réclament 200 000 € d’indemnités par personne, la somme prévue par Microsoft étant qualifiée d’« outrageusement basse ».
Arkane Lyon n’est pas seul dans la tourmente. Double Fine, Compulsion Games et Undead Labs ont racheté leur indépendance, mais au prix de quelques licenciements. Ninja Theory, derrière Hellblade, serait dans une situation tout aussi précaire. La stratégie de Microsoft, axée sur la rentabilité immédiate, laisse un goût amer. Les joueurs perdent des studios talentueux, et les développeurs, leur gagne-pain.
Fermer Arkane Lyon ? Une décision qui pourrait bien coûter plus cher que prévu.











