40 ans après son premier pixel art sur Famicom, Dragon Quest vient d’écraser le compteur : 100 millions d’unités vendues. Un cap historique, dopé par les remakes HD-2D et un spin-off qui débarque dans trois mois. La saga qui a inventé le JRPG avant l’heure prouve qu’elle n’a pas fini de faire parler d’elle.
Square Enix a officialisé le chiffre : 100 millions de ventes cumulées pour Dragon Quest, toutes versions confondues. Une annonce confirmée par Gematsu et Nintendo Life, accompagnée d’une vidéo de Yuji Horii, le créateur de la série. Le père de Dragon Quest y remercie les fans avec nostalgie, avant de lâcher un teasing pour Dragon Quest Monsters: The Withered World, prévu en décembre 2026.
Le timing n’a rien d’un hasard. Ces dernières années, la franchise a surfé sur la vague des remakes HD-2D, un style visuel popularisé par Octopath Traveler. Dragon Quest III (2021), I & II (2022) et VII: Reimagined (2023) ont tous contribué au succès récent de la série, selon Polygon et Push Square. Des chiffres qui contrastent avec la discrétion des opus principaux en Occident. Dragon Quest XI, sorti en 2017, avait connu un succès honorable mais loin des records de Final Fantasy.
Côté mainline, l’attente pour Dragon Quest XII: Beyond Dreams s’annonce interminable. Révélé en 2021 sous le titre The Flames of Fate, le jeu a connu des difficultés de développement. Yosuke Saito, producteur exécutif, avait évoqué des « obstacles » lors du livestream des 40 ans, expliquant que l’équipe avait « décidé de réorganiser les choses et de recommencer de zéro ». Le virage « plus sombre » initialement annoncé a été abandonné au profit d’une direction plus proche des attentes des fans. Depuis, c’est le silence : pas de date, pas de plateformes, et toujours pas de trailer. Un flou qui tranche avec la communication rodée autour des spin-offs.
Pourtant, Dragon Quest n’a jamais eu besoin de révolutionner son gameplay pour rester pertinent. Sa force ? Des mécaniques éprouvées, des monstres iconiques comme le Slime, et une narration accessible. Un héritage qui dépasse le jeu vidéo, avec des adaptations en manga, anime, et même un gâteau d’anniversaire décoré de monstres, partagé lors des célébrations officielles.
100 millions de ventes, c’est aussi le reflet d’un marché transformé. En 1986, Dragon Quest était un phénomène japonais. Aujourd’hui, Square Enix mise sur les remakes et les spin-offs pour séduire l’Occident. Une stratégie payante, mais qui interroge : la série peut-elle encore surprendre, ou se contente-t-elle de recycler son ADN ? La réponse viendra peut-être avec The Withered World – ou plus tard, avec Beyond Dreams.
En attendant, les fans ont de quoi faire : remakes, rééditions, produits dérivés… Dragon Quest n’a jamais été aussi présent. Et avec 100 millions de raisons de continuer, la saga a encore de beaux jours devant elle.

















