Jason Jones tourne le dos à Bungie après plus de trois décennies. Son nouveau studio, Stone Kite, promet de tout casser : des univers transmedia conçus dès le départ avec des auteurs de BD, de jeux et de cinéma. Plus de adaptations ratées, place à la cohérence dès l’origine.
Jason Jones et Margaret Stohl lancent Stone Kite, un studio basé à Los Angeles qui mise sur une approche radicale. Leur objectif ? Éviter le piège des adaptations successives où un média impose sa vision aux autres. Jones, cofondateur de Bungie et architecte d’Halo et Destiny, s’associe à Stohl, narrative director de Destiny 2 et autrice à succès (14 livres, Marvel Comics). Leur credo : « On ne dit jamais c’est comme ça qu’on fait traditionnellement », résume Stohl, désormais CEO du studio.
Leur premier projet, One Zero One, est une série de comics en quatre tomes. Une histoire de conflit entre humains et robots pilotés par une IA rebelle, écrite par Jones lui-même. Disponible en numérique depuis quelques jours, la version physique est en précommande sur le site du studio. Mais One Zero One n’est qu’un début : Stone Kite veut construire un univers durable, en intégrant dès l’origine des créateurs de différents horizons.
Le timing de l’annonce est loin d’être anodin. Jones a été licencié de Bungie plus tôt cette année, dans le cadre des vagues de départs chez Sony. Son poste de Chief Vision Officer a disparu, et Stone Kite sonne comme une réponse – ou une revanche. Jones, connu pour son mutisme médiatique, avait accordé une interview majeure à IGN en 2013, sa première en plus d’une décennie à l’époque, et a rarement parlé publiquement depuis. Treize ans plus tard, il revient avec un projet hybride, mêlant sa passion pour la science-fiction et son expertise en game design.
Margaret Stohl insiste sur l’écoute des communautés, une approche qui rappelle les méthodes de Bungie. Mais sans les moyens du géant du jeu vidéo, Stone Kite devra prouver qu’il peut fédérer des créateurs de différents médias. Le studio parviendra-t-il à transformer One Zero One en un univers transmedia durable, ou restera-t-il un coup d’éclat médiatique ?





















