Soixante ans de rituel réduits à néant. En 2026, Sony enterre sa présence au CES sans un mot, sans un logo, sans même un teasing raté. Pour les joueurs, c’est comme si PlayStation perdait une partie de son âme. Le géant japonais tourne le dos à son propre mythe, et personne ne sait encore si c’est un adieu ou une simple mise à jour de stratégie.
C’est un silence qui pèse plus lourd qu’un trailer raté. En 2026, Sony annule sa présence au CES, un rendez-vous immuable depuis 1994. Plus de keynote à l’américaine, plus de révélations sous les projecteurs de Las Vegas. Juste… le vide. Un vide qui résonne comme un coup de massue pour une industrie habituée à compter les jours avant chaque édition.
Pour mesurer l’ampleur du changement, il faut revenir en 1994. Sony débarque au Consumer Electronics Show (CES) avec une petite boîte grise, discrète, presque timide. Entre les écrans plasma et les lecteurs DVD, personne ne la remarque vraiment. Pourtant, cette PlayStation originale va tout changer. Non seulement elle lance une dynastie, mais elle transforme le CES en un pèlerinage annuel pour les joueurs. Chaque année, Sony y revient, comme un rituel.
Alors, pourquoi ce revirement brutal en 2026 ? Les raisons officielles restent floues, mais plusieurs pistes se dégagent.
D’abord, l’argent. Les salons physiques coûtent une fortune, et avec la montée en puissance des directs en ligne, les géants du jeu revoient leurs budgets. Pourquoi dépenser des millions pour un show à Las Vegas quand un State of Play en streaming peut faire le même effet ?
Ensuite, la stratégie. La PS5 approche de la fin de son cycle, et Sony regarde déjà vers l’avenir. Pas besoin d’un grand spectacle pour annoncer un DLC ou une mise à jour firmware. Le géant japonais a prouvé qu’il pouvait marquer les esprits autrement.
Enfin, il y a l’audace. Sony a toujours été un maître du teasing, mais en 2026, la firme semble vouloir réinventer les règles. Plus de rituel, plus de prévisibilité. Juste des annonces surprises, des directs improvisés, des révélations qui tombent comme des bombes. Une stratégie risquée, mais qui pourrait bien payer si elle évite la lassitude des fans.
Reste une question : cette absence est-elle le signe d’un déclin, ou simplement l’évolution naturelle d’une industrie qui se digitalise ? Difficile à dire. Une chose est sûre : Sony ne joue plus selon les règles qu’elle a elle-même écrites. Et ça, c’est peut-être la plus grosse nouvelle de l’année. Pour les joueurs, c’est un choc. Pour l’industrie, c’est un tournant. Et pour PlayStation, c’est un pari. Un pari qui pourrait bien redéfinir ce que signifie « annoncer un jeu » en 2026.





