Sony lâche 40 brevets VR à Meta et enterre discrètement le PSVR 2. La réalité virtuelle sur PlayStation vient de perdre une partie de son âme technologique, transférée sans fanfare à son rival. Un coup dur pour les joueurs qui croyaient encore au casque de Sony.
Sony a cédé une quarantaine de brevets VR à Meta, avec la promesse d’en transférer plus de 400 dans les mois à venir. Un démantèlement en règle de son arsenal technologique, révélé par les registres du U.S. Patent and Trademark Office et repéré par ZDNet. L’accord, signé en décembre dernier, englobe 180 brevets américains et 239 autres répartis entre le Japon, la Chine, la Corée et l’Europe. Meta, déjà maître incontesté du marché avec ses casques Quest, récupère des technologies que Sony semble juger superflues.
Pourquoi un tel désengagement ? Le PSVR 2, lancé en février 2023, n’a jamais décollé. Malgré ses qualités techniques – écran OLED, retour haptique ultra-précis, suivi des yeux – le casque a échoué à convaincre. Prix prohibitif, absence de rétrocompatibilité avec les jeux PSVR 1, et un catalogue limité : seulement deux jeux originaux publiés par Sony, Horizon: Call of the Mountain et Firewall Ultra. Une baisse de prix de plus de 30 % en 2024 n’a pas suffi à relancer l’intérêt.
Le support PC, ajouté en 2024, ressemble à un aveu d’échec. Un adaptateur obligatoire était nécessaire pour fonctionner. Plutôt que de sauver la plateforme, cette rustine a confirmé son déclin. Eric Lempel, SVP de Sony Interactive Entertainment, avait pourtant tenté de rassurer en octobre 2024 : « La catégorie VR est importante pour nous. C’est une catégorie naissante pour nous. » Trois ans après le lancement du PSVR 2, ces mots sonnent comme un éloge funèbre.
Que va faire Meta de ces brevets ? Les intégrer à ses futurs casques pour dominer encore plus le marché ? Ou simplement verrouiller la concurrence ? Une chose est sûre : Sony, lui, a tourné la page. Le PSVR 2 reste disponible à la vente sur PlayStation Direct, mais la communication a disparu. En 2026, la VR sur PlayStation n’est plus qu’un fantôme.
La question reste : qui osera encore croire en la réalité virtuelle sur console ?





