300 000 joueurs en rage, des serveurs à genoux, et un studio qui promet des réparations. Wardogs en early access vient de vivre un lancement aussi explosif que chaotique – et personne n’est vraiment surpris.
Bulkhead a tiré le frein d’urgence. Les serveurs de Wardogs sont officiellement « en maintenance », un euphémisme pour 300 000 joueurs coincés depuis le matin. Le compte officiel du jeu a posté un message sur X : « On bosse pour faire entrer un max de monde au plus vite. Désolé pour le bordel. Le problème n’existait pas en bêta. » Une phrase qui résume l’enfer des lancements en 2026 : même avec des tests fermés jusqu’à la veille, la réalité rattrape toujours les promesses.
Steam voit un FPS tactique à 100 joueurs qui cartonne dès le premier jour, avec des files d’attente massives. Les joueurs qui parviennent à lancer le jeu tombent sur une erreur de connexion, ou une file interminable. « J’ai poireauté 2h30 avant de me faire déconnecter », raconte un utilisateur sur Reddit. « Le jeu a l’air ouf, mais là, c’est juste la galère. »
Joe Brammer, le CEO de Bulkhead, a tenté d’éclaircir la situation dans une vidéo d’urgence. Selon lui, les files d’attente seraient en partie causées par « une limitation de débit imposée par Valve ». « On aimerait avoir les moyens d’un triple-A pour gérer ça, mais on les a pas. On discute avec eux pour régler le problème. En attendant, restez dans la file. » Traduction : Steam bride les petits studios, et Wardogs paie cash son succès. Pas de bol pour les joueurs, pris en étau entre un jeu qu’ils veulent tester et une plateforme qui joue les arbitres sans prévenir.
Le plus ironique ? Les bêtas fermées, censées préparer le terrain, ont peut-être été trop optimistes. La dernière, organisée ce week-end, invitait les joueurs à « défoncer nos serveurs ». Résultat : tout le monde a cru que le jeu était prêt. Sauf que non. « On pensait être dans les clous », a glissé un membre de l’équipe en off. En 2026, même les studios expérimentés se font avoir par l’effet de masse.
Pour l’instant, pas de date de retour annoncée. Ceux qui parviennent à se connecter se retrouvent dans une file qui ressemble à un marathon sans fin. Wardogs a tout pour plaire : un gameplay tactique, des batailles à 100 joueurs, et une vibe « milsim » qui rappelle Squad ou Post Scriptum. Mais en 2026, un jeu multijoueur qui ne tient pas la charge le jour J, c’est comme un resto étoilé qui brûle ses plats à l’ouverture. Les clients reviennent rarement.
Retrouvez nos actus sur Wardogs et notre analyse sur les lancements en early access qui tournent au fiasco.
























