Gears of War E-Day devait incarner le retour en force de Xbox : un blockbuster exclusif censé relancer les ventes de consoles. Résultat ? Selon The Verge, le jeu aurait été vendu à environ 400 000 exemplaires dans le monde, un chiffre qui peine à traduire le pari de Microsoft.
Microsoft a mis le paquet en 2026. Sous la direction d’Asha Sharma, la firme a relancé une stratégie d’exclusivités, en rupture avec les années d’ouverture sous Phil Spencer, où des titres comme Halo: Campaign Evolved sortaient sur PS5. Cette fois, Gears of War: E-Day et Clockwork Revolution (attendu en 2027) restent réservés à Xbox Series X|S et PC. Selon The Game Business, cette exclusivité n’a pas eu d’effet sur la tendance des ventes de consoles : au Royaume-Uni, les ventes de matériel ont reculé de 22 % en octobre, mois de sortie du jeu, et Circana note que la tendance se dégrade encore aux États-Unis.
Le constat de Mat Piscatella, de Circana, est sévère : « Tout ce qu’ils font récolte des likes sur X, mais en termes de résultats concrets, je ne vois rien pour l’instant. » Il juge aussi le jeu « magnifique » : « Gears is a gorgeous game ».
Selon The Verge, E-Day aurait été vendu à environ 400 000 exemplaires dans le monde, un chiffre légèrement supérieur aux dernières estimations d’Alinea Analytics, qui faisaient état de 230 000 copies écoulées lors de la première semaine. Comme tous les jeux first-party, il est inclus dans le Game Pass, et des spéculations évoquent une révision de ce modèle l’an prochain, qui ne semble pas rentable pour la firme.
Selon des sources, le jeu aurait coûté jusqu’à 500 millions de dollars, ce qui rendrait peu probable un remboursement de l’investissement. Le jeu devait initialement sortir sur PS5 : Microsoft avait mis en ligne par erreur une bande-annonce le confirmant, et une version « presque terminée » existerait. Reste à savoir si la firme la portera sur PS5 pour récupérer des revenus ; pour l’instant, sa stratégie ne semble pas porter ses fruits.
Lancé en 2006 par Epic Games, Gears of War a contribué à populariser le cover shooter. Vingt ans plus tard, Piscatella résume : « En le rendant exclusif, on lui coupe les jambes sur son potentiel de jeu individuel, pour booster sa plateforme. » Reste à voir si Clockwork Revolution fera mieux.
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